Ascenseurs et installation

L’accès aux étages revêt plusieurs avantages : celui de faciliter la vie des habitants d’un immeuble — ou des occupants d’une maison privative —, et celui de valoriser le bien immobilier pour une éventuelle revente. Toutefois, installer un ascenseur, privatif ou collectif, engendre des coûts importants qui dépendent de plusieurs paramètres comme la nature du projet, le choix du modèle, le degré de finitions et la technologie employée, entre autres. Mais avant d’aborder les coûts d’installation, il convient au préalable de saisir les tenants et aboutissants d’une telle démarche en évoquant quelque peu le cadre réglementaire régissant ce marché. Décryptage.

Ascenseurs

Un secteur très réglementé

Nous ne pouvons pas parler d’installations d’ascenseurs sans évoquer les conditions qui les sous-tendent ; nous parlons bien évidemment des mesures réglementaires encadrant le marché de l’ascenseur et de la maintenance.

Les normes relatives aux ascenseurs — EN 81-20 et EN 81-50 notamment — contraignent les acteurs du marché à obéir à un cahier des charges précis pour la construction et l’installation des ascenseurs, mais aussi pour l’amélioration de l’accessibilité et de la sécurité des utilisateurs et des techniciens de maintenance. Par exemple, pour tous les ascenseurs mis en service après le 31 août 2017, l’ascensoriste devra prendre ses précautions contre le mouvement incontrôlé de la cabine et de la vitesse excessive en montée, incorporer un système de détection sans contact, intégrer un dispositif de verrouillage de porte de cabine, respecter l’éclairage cabine et de gaine, faire bénéficier le technicien d’espaces de refuge suffisants sur le toit de la cabine et dans la cuvette, etc.

Ainsi, face à des dispositions réglementaires de plus en plus strictes, installer un ascenseur reste un chantier pour le moins difficile engendrant des coûts aléatoires selon la nature dudit projet.

Le coût d’un ascenseur : des prix qui varient du simple au double selon le projet

Vous l’aurez sans doute compris, sans une visite préalable du bâtiment, estimer le coût d’un ascenseur reste relativement compliqué. Néanmoins, grâce à notre expertise et notre expérience terrain, nous pouvons délivrer aujourd’hui quelques données générales, plus ou moins précises, qui devront toutefois, en cas de décision favorable, faire l’objet d’une étude personnalisée.

Nombre de niveaux et capacité de charge

Partons déjà du postulat que le coût d’un ascenseur — dans un immeuble ou une maison particulière — dépend en grande partie du nombre d’étages à desservir, mais aussi de sa capacité de charge.

En effet, plus le bâtiment comporte de niveaux, plus les travaux seront longs et coûteux : plus de portes à monter, plus d’éléments à prévoir, plus de temps de construction, etc. De même, les technologies employées pour un bâtiment d’une dizaine d’étages ne seront pas nécessairement les mêmes que pour celles d’un bâtiment de quatre niveaux seulement.

S’agissant du modèle, l’ascenseur de base est ce que l’on appelle plus communément un 630 kg, qui équivaut à une capacité de charge de 8 personnes environ. Ce standard, qu’il soit pour une maison ou un immeuble, varie peu en prix : pour une telle installation, il faut compter entre 25 000 et 35 000 euros maximum. Pour une charge plus importante (1 000, 1 500, 2 000 kilos par exemple), le prix peut doubler, voire tripler selon que le bâtiment est neuf ou ancien.

Bâtiment neuf ou ancien : un coût d’installation différent

L’installation d’un ascenseur dans un bâtiment ancien vous coûtera plus cher que dans un bâtiment neuf. En effet, pour un immeuble ancien, il faudra prévoir, en plus de l’installation, des travaux annexes de menuiserie, de maçonnerie et d’électricité, entre autres. Il peut s’agir de rénover la cage d’escalier, découper une dalle, monter une gaine, construire un pylône, etc., soit tout un tas de prestations complémentaires pour adapter la structure du bâtiment à l’ascenseur. Dans cette configuration-là, le coût moyen oscille entre 80 000 et 200 000 euros, voire plus selon la complexité du projet.

En neuf, tout est plus simple, car les professionnels du bâtiment (architecte, maître d’ouvrage, constructeurs, etc.) vont penser et concevoir la structure en fonction des données que l’ascensoriste va leur exposer ; en d’autres termes, ils vont s’adapter à l’ascenseur de manière à ce qu’il n’y ait aucun problème structurel lors de l’installation de ce dernier.

Finitions et technologie : un coût non négligeable

Si le nombre de niveaux à desservir et la capacité de charge jouent un rôle important dans la détermination du coût final, d’autres critères, pourtant essentiels eux aussi, sont moins connus des « demandeurs ».

Les finitions par exemple, soit l’esthétisme du projet, peuvent avoir des conséquences importantes sur le prix final. Le choix des matériaux en est l’illustre exemple : bois stratifié, sol en marbre, porte en Inox, cabine en verre pour des ascenseurs panoramiques, etc. De même, la qualité des boutons, l’intégration d’un panneau digital pour l’affichage peut faire varier le prix de l’habillage de 5 000 à 10 000 euros. D’autres options comme la variation de fréquence — technologie permettant de faire baisser la consommation en énergie — augmentent de manière substantielle les coûts finaux.

Sachez toutefois que les choix technologiques et techniques ne sont pas toujours du ressort des habitants du bâtiment. Ces derniers sont parfois déterminés en fonction de la configuration de l’immeuble et de sa taille ; seuls des professionnels peuvent vous conseiller sur ces points.

Enfin, d’autres facteurs de coûts sont également à penser, comme les frais de maintenance et la consommation en électricité

Frais de maintenance, frais d’entretien et charges d’électricité

Les frais d’entretien et de maintenance comprennent les inspections annuelles ainsi que les interventions sur site en cas de panne, etc. Ils constituent des dépenses incompressibles qu’il faut prévoir en amont du projet pour garantir la sécurité de tous. Les contrats de maintenance quant à eux dépendent de plusieurs facteurs comme du nombre d’étages desservis, du poids de la cabine, de la technologie employée (ascenseur autoportant, ascenseur à gaine, ascenseur hydraulique ou électrique, etc.), entre autres.

Les contrats de maintenance peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros par an pour de gros immeubles ou quelques centaines d’euros seulement pour des maisons privatives. C’est pourquoi il est nécessaire d’en parler à votre ascensoriste, et ce, bien avant l’installation, pour qu’il puisse vous offrir une solution personnalisée.

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Bon à savoir : thyssenkrupp a imaginé et développé un outil révolutionnaire nommé MAX permettant de réduire drastiquement les taux d’immobilisation des ascenseurs grâce à la maintenance prédictive. Cet outil est capable de prévenir les problèmes de maintenance avant même qu’ils ne se produisent grâce à des algorithmes pointus imaginés par les ingénieurs de thyssenkrupp. Ainsi, en se servant du CLOUD, du machine learning et du BIG DATA, l’outil de maintenance prédictive MAX arrive à poser des diagnostics en temps réel sur toutes les installations thyssenkrupp afin de limiter au maximum les interruptions de service et rendre les techniciens plus performants lors d’une intervention.

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Enfin, pour conclure sur les dépenses annexes, il ne faut pas oublier les charges d’électricité qui peuvent avoisiner quelques centaines d’euros par an : comptez environ 600 à 700 euros par an pour un immeuble collectif classique de 6 à 7 niveaux maximum.

Entre rénovation partielle et remplacement intégral

Lorsque l’on est propriétaire d’immeuble ou copropriétaire, plusieurs problématiques se posent quant à la gestion du bâtiment ; l’ascenseur est à ce sujet une préoccupation importante.

Pourquoi opter pour une modernisation d’ascenseur ?

Afin de limiter les risques d’indisponibilité de votre ascenseur, il est nécessaire de procéder à des rénovations régulières. Un manquement à ce principe pourrait en effet engendrer de nombreuses défaillances au niveau des composants principaux (treuil, automatisme, etc.), occasionnant par la même occasion des dépenses importantes ainsi qu’une longue période d’indisponibilité.

Les travaux de rénovation peuvent être de différentes natures ; ils peuvent servir à :

  • accroître la sécurité — mettre l’ascenseur aux nouvelles normes en vigueur pour assurer la sécurité de tous les utilisateurs ;
  • augmenter la valorisation immobilière du bien pour rassurer les locataires et futurs acquéreurs ;
  • réduire le bilan énergétique à l’aide de nouveaux moteurs de treuils sans réducteur associés à un variateur de vitesse adapté ;
  • augmenter le confort des utilisateurs avec des technologies permettant des accélérations et des ralentissements progressifs, etc.

Pourquoi opter pour un remplacement ?

Si malgré un entretien régulier, le système devient de moins en moins performant, créant ainsi un phénomène de pannes répétitives, alors mieux vaut-il dans ces circonstances-là procéder à son remplacement — partiel ou intégral — pour limiter les frais de réparation.

De manière générale, le remplacement partiel consiste à conserver la structure existante ainsi que la machinerie. On procède dans ce cas à un changement d’élément uniquement, ce qui permet de bénéficier de coûts de travaux et d’installation moins importants.

Le remplacement intégral quant à lui est nécessaire lorsque de nombreux dysfonctionnements surviennent au sein de la machinerie. Il faut donc soit utiliser la gaine existante (moins coûteux) ou détruire complètement l’ancienne installation et repartir sur une gaine neuve (travaux lourds et coûteux).

En tout état de cause, quels que soient les travaux envisagés, il est nécessaire d’obtenir au préalable une expertise technique auprès d’un ascensoriste : seul professionnel qualifié dans le conseil, l’accompagnement et la réalisation des travaux.

Enfin, sachez qu’en modernisation, la TVA est de 5,5 % alors qu’en remplacement, celle-ci passe à 20 %… C’est pourquoi, face à cette contrainte, de nombreux copropriétaires, lorsqu’ils en ont le choix, privilégient la modernisation plutôt que le remplacement.

Choisir entre l’installation d’un ascenseur ou l’installation d’un élévateur

De plus en plus de particuliers délaissent l’escalier pour des solutions plus performantes comme l’ascenseur privatif ou l’élévateur. Toutefois, par les nombreuses demandes que nous recevons, nous constatons une certaine confusion entre ces deux technologies ; c’est pourquoi nous avons souhaité éclaircir quelques points notamment sur l’aspect réglementaire et pratique.

Une réglementation différente

Installer un ascenseur nécessite de respecter des normes en vigueur strictes et coûteuses. En effet, la réglementation actuelle impose des visites d’entretien, la mise en place d’une ligne d’urgence, un contrat de maintenance obligatoire, etc. Tandis qu’un élévateur de personnes n’est pas aussi réglementé, ce qui en fait une solution pertinente dans une optique de coûts. Toutefois, bien qu’avantageux en apparence, l’élévateur n’est pas sans inconvénient.

Une vitesse moindre

La vitesse d’ascension est importante : quoique réglementée, c’est elle qui définit le temps nécessaire pour monter à l’étage supérieur. Un élévateur est limité à une vitesse d’ascension de 15 cm par seconde, soit à peu près 20 secondes par étage, cela sans compter les ouvertures et fermetures de portes… En comparaison, un ascenseur standard atteint en moyenne 1 m par seconde, ce qui le rend particulièrement performant pour un immeuble de plusieurs étages.

Des travaux différents

De manière générale, sauf exception, les plateformes élévatrices nécessitent moins de travaux qu’un ascenseur privatif classique. Cela est dû au fait que l’élévateur n’utilise pas autant de points d’attache qu’un ascenseur qui, lui, s’ancre davantage dans la structure de la bâtisse. L’installation d’un ascenseur est régie par une procédure complexe et une méthodologie de montage rigoureuse comportant des étapes strictes pour la sécurité ; en moyenne, il faut compter entre quinze jours et trois semaines, voire six semaines pour de gros chantiers, contre seulement une semaine maximum pour l’installation de petits élévateurs privatifs.

Un encombrement limité

Qu’il s’agisse de la fosse, de l’espace dédié à la machinerie ou de la cage d’escalier, l’ascenseur sera toujours plus encombrant qu’un élévateur. Ce dernier est donc plus adapté pour se fondre de manière harmonieuse dans le bâtiment.

Quoi qu’il en soit, un tel projet doit faire l’objet d’une étude précise ; thyssenkrupp peut vous accompagner du début jusqu’à la fin, du conseil à la réalisation des travaux.

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